Mode

Dior : bienvenue dans les ateliers de la collection haute couture printemps-été 2020

C’est au cœur du 8ème arrondissement de Paris, Rue Jean Goujon, à deux pas de l’adresse mythique de l’Avenue Montaigne, en rénovation depuis plusieurs mois, qu’ont été déplacés les ateliers Dior, le temps des travaux. A J-1 du défilé haute couture printemps-été 2020, les petites mains peaufinent les derniers détails des quelques 78 silhouettes imaginées par Maria Grazia Chiuri. L’Officiel Belgique s’est glissé dans ce temple de la création à la découverte des secrets de confection faisant perdurer un savoir-faire ancestral.
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© Sophie Carre/Dior

Paris, Rue Jean Goujon, 17h30. Le défilé Dior haute couture printemps-été 2020 n’est plus qu’à quelques heures et les petites mains de l’atelier, installé à quelques mètres de l’adresse iconique de l’Avenue Montaigne le temps des rénovations de l’hôtel particulier de Monsieur Dior, s’attèlent à s'entre-aider pour terminer de coudre une dizaine de robes attendues sur le podium le lendemain, lundi 20 janvier 2020. Leur principale activité ? Raccourcir ou allonger les jupes de ces créations précieuses, témoins d’un savoir-faire exceptionnel, afin qu’elles s’ajustent parfaitement aux mannequins choisis pour les porter sur le podium. Les essayages n’ayant eu lieu que quelques heures plus tôt, les ajustements se font en dernière minute. Autre défi pour l’une des couturière qui travaille délicatement sur une robe en tulle nude : doubler le tissu au niveau de la poitrine sans dénaturer le style afin d’en diminuer sa transparence. "On devine trop les seins du mannequins à travers la robe", explique-t-elle.

Ici, nous sommes dans ce qui s’appelle l’atelier Flou, qui crée les courbes légères et souples des robes fluides et des jupons évanescents. Il est complété par l’atelier Tailleur, qui travaille les lignes et la structure des vestes, pantalons et manteaux. A deux, ils composent l’atelier haute couture de la maison Dior, animé par les soixante petites mains chargées d’interpréter les désirs de Maria Grazia Chiuri, comprendre ses ambitions et ses souhaits, saisir les subtilités de son art et les exprimer.

En s’enfonçant un peu plus dans l’atelier Flou, on remarque des créations loin d’être terminées. "C’est pour une VIP", nous précise-t-on. Certaines clientes chères à la maison auront l’honneur de porter des créations sur-mesure réalisées spécialement pour elles lors du show du lendemain. Et c’est là, à côté de ces morceaux de tissus attendant d’être cousus que l’on croise le journaliste star Loïc Prigent, occupé à filmer une vidéo pour sa chaîne YouTube en compagnie d’Alexa Chung, qui a revêti une chemise blanche pour l’occasion, et se glisse dans la peau d’une petite main Dior. Puis, en terminant la visite, on tombe finalement sur l’une des robes les plus exceptionnels de cette collection, baptisée look 26 selon son ordre de passage sur le podium. Une robe rose assortie à sa cape en mousseline de soie et couverte de drapés ayant nécessité pas moins de 40 mètres de tissus et 600 heures de travail pour la seule petite main l’ayant confectionnée.

Une robe aux accents de déesse Athéna venant appuyer la puissance féminine qui rayonne dans toute la collection. La visite se termine alors sur cette création d’exception qu’on a hâte de voir déambuler le lendemain au cœur du décor féministe du show. Découvrez tous ses secrets de réalisation en vidéo.

Ateliers Dior

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