Mode

Pourquoi la mode vintage est synonyme de luxe ultime ?

Sacs cultes, robes couture, bijoux logotypés ou accessoires iconiques... Parce qu'aujourd'hui le vintage est plus en vue que jamais, retour sur ce phénomène aussi glamour qu’eco-friendly.
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© Elodie Gerard - Stylisme : Loud Milla et Dany Stoclet - Réalisation : Loud Milla pour L'Officiel Belgique

Cette année, Vestiaire Collective, la plus importante plateforme de mode de seconde main, célèbre ses 10 ans. Avec une communauté mondiale de plus de 9 millions de membres dont Cara Delevingne, Emma Watson, Kim Kardashian ou Olivia Palermo, le géant français du luxe de seconde main s’est imposé sur le marché comme la référence. Les raisons d’un tel succès ? D’après une étude menée par Vestiaire Collective sur les motivations de leurs membres à investir le marché d’occasion, plusieurs critères se distinguent : la satisfaction de vendre et de faire de la place dans son dressing façon Marie Kondo, mais aussi de faire de bonnes affaires, d’investir dans des pièces iconiques pour pouvoir les revendre plus cher ou encore la variété des vêtements disponibles à l’achat… Mais si le marché du seconde main continue d’attirer toujours plus d’adeptes, c’est surtout pour répondre à deux aspects devenus centraux chez les modeux : d’abord, le fait de dénicher des pièces uniques ou en édition limitée, disparues des magasins depuis longtemps. Ensuite, le fait de consommer la mode de façon durable. Comme le rappelle Sophie Hersan, cofondatrice chez Vestiaire Collective : "La durée de vie moyenne d’une pièce est estimée à seulement à 3,3 ans. Vendre ou acheter d’occasion permet de réduire la quantité de ressources naturelles utilisées, mais aussi de les préserver et de réduire les effets nocifs de l’industrie de la mode sur l’environnement."

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© Elodie Gerard - Stylisme : Loud Milla et Dany Stoclet - Réalisation : Loud Milla pour L'Officiel Belgique
"Le vintage a une histoire, un passé, je le vois comme une sorte d’écrin, un héritage, c’est ça qui rend les pièces vintage aussi emblématiques" - Clara Ruby

Le luxe ultime? La singularité

Si ces deux critères se distinguent, c’est parce qu’ils font écho à la notion de luxe ultime : posséder une pièce unique, impossible à trouver autrement qu’en passant par le vintage, à l’heure où les silhouettes se ressemblent toujours plus sur Instagram. Le tout, en respectant l’environnement, quand on sait que la mode est l’une des industries les plus polluantes au monde. Pour François Bresmal, spécialisé dans la photographie de mode, et grand consommateur de mode en seconde main, "le vintage est un luxe à plusieurs niveaux. Je considère que sauver la planète est un luxe. C’est aussi la rareté, retrouver une pièce qui n’est plus produite, ou une édition limitée, ou encore qui a appartenu à quelqu’un que l’on admire. Et pour finir, acheter du vrai vintage, pas forcément des pièces de designers, c’est acheter des vêtements qui ont été fabriqués à une époque où la fast fashion n’était pas la norme et où la qualité des textiles et de la confection était bien supérieure ! La plupart des pièces que j’ai achetées ont plusieurs décennies, les vêtements sont toujours impeccables, les matières et les couleurs tiennent le coup. Si on veut des vêtements de cette qualité aujourd’hui, il faut se tourner vers le luxe et donc vers un gros budget. J’aime l’idée d’avoir des vêtements réellement qualitatifs pour un prix abordable, voire dérisoire." Un point de vue rejoint par Clara Ruby, digital creative et styliste, dont 70% des achats mode viennent du marché de seconde main, et Loud Milla, styliste mode et directrice artistique. "Le vintage a une histoire, un passé, je le vois comme une sorte d’écrin, un héritage, c’est ça qui rend les pièces vintage aussi emblématiques", assure Clara. "C’est la notion de rareté qui fait que le vintage est un luxe", ajoute Loudmilla. "C’est l’idée de se dire qu’il n’y a qu’une petite quantité de l’article que l’on a. Et même si la pièce existe en 50 ou 100 exemplaires, elle reste unique parce qu’elle a une histoire, qu’elle a déjà été portée et donc elle a vieilli d’une manière particulière en fonction du ou des propriétaires précédents."

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© Elodie Gerard - Stylisme : Loud Milla et Dany Stoclet - Réalisation : Loud Milla pour L'Officiel Belgique

Les pièces vintage les plus convoitées ?

"L’iconique Kelly Vintage Box chez Hermès et le Saddle Dior en jeans", assure Sophie Hersan. Soit, des pièces de créateurs que l’on pouvait dénicher sur Vestiaire Collective il y a dix ans et qui sont toujours autant recherchées aujourd’hui. Mais pour Loud Milla et François Bresmal, ce sont les créations Chanel qui se distinguent. Tandis que la première aimerait trouver "un sac unique fait à la main Chanel", le second déclare : "J’adorerais trouver une belle broche Chanel d’époque. Ou bien des lunettes, toujours Chanel." Pour Clara Ruby, ce sont les créations Céline par Phoebe Philo, qu’on ne trouve plus sur le marché depuis l’arrivée de Hedi Slimane à la tête de la maison, qui attirent toute son attention. "Mon rêve serait d’avoir dans mon dressing les boots Madame de Céline en vert canard. J’ai vu qu’une personne les avait vendues à 150 € sur Vestiaire Collective, celle qui les a achetées est une vraie veinarde !" Leurs adresses vintage fétiches à Bruxelles ? Think Twice, Les Petits Riens, Melting Pot Kilo, Episode, Docks Caviar et Vintage500 pour les articles de luxe. L’adresse ultime ? Rose Tendre, une boutique ouverte il y a sept ans au Sablon par Dany Stoclet, passionné de mode et création. On y déniche des pièces des plus grands créateurs depuis Yves Saint Laurent jusqu’à Chanel en passant par Hermès, Givenchy, Lanvin, Louis Vuitton ou Delvaux. On retrouve également une sélection importante de bijoux des mêmes créateurs, mais aussi des plus grands designers américains des années 40, 50 et 60. Et online ? Vestiaire Collective reste le premier choix. Comme le souligne Sophie Hersan, "le vintage représente 20% des ventes au global, la part des ventes de vintage chez les clients belges est de 10% et leurs achats se concentrent en majorité sur les sacs." Pour Clara Ruby et Loud Milla, c’est l’expertise de la plateforme qui explique qu’elles adorent l’utiliser. "Je trouve que le site est très bien présenté. Cette plateforme est très sécurisée et sérieuse. Ça m’est déjà arrivé d’être dans la situation où mon colis s’était perdu. L’équipe VC a été très réactive, j’avais un échange direct par mail avec une employée, qui a finalement réussi à retrouver mon colis", explique la première, tandis que Loud Milla ajoute : "Je m’y rends pour des pièces uniques. Parce que je sais qu’une expertise est faite pour chaque pièce phare ou emblématique." L’astuce de sa cofondatrice pour y dénicher la perle rare ? "Suivre les sélections We Love qui mettent en avant les produits les plus désirables du moment. Il faut être connectée en permanence et bien cibler ses alertes car les pièces sont uniques et se vendent rapidement. Bientôt, nous proposerons aux membres de la communauté de se connecter entre eux et d’animer leur profil !" Autant d’éléments mis en place par Vestiaire Collective qui assurent au marché vintage un statut de luxe incontesté qui lui permet de toujours mieux se porter. 

 

https://fr.vestiairecollective.com/

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© Elodie Gerard - Stylisme : Loud Milla et Dany Stoclet - Réalisation : Loud Milla pour L'Officiel Belgique

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