Mode

6 choses à retenir du défilé Dior printemps-été 2021

Ce mardi 29 septembre 2020, Dior donnait le coup d’envoi de la Fashion Week parisienne avec l’un des rares défilés physiques organisés cette saison. Cap sur la Jardin des Tuileries, ou la maison de l’Avenue Montaigne a présenté plus de 80 silhouettes gorgées de soleil pour le printemps-été 2020, et dont le message faisait écho au contexte particulier dans lequel cette collection était présentée. Voici les 6 choses à retenir du show.
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© Stephane Cardinale - Corbis/Corbis via Getty Images

C’est une nouvelle fois au cœur du Jardin des Tuileries que Dior présentait son défilé printemps-été 2021 au cœur d’une scénographie à couper le souffle rappelant le décor d’une cathédrale et de ses vitraux magistaux. Alors que le lieu du défilé accueille plus de 1 200 personnes en temps normal, cette fois, ce n’était plus que 350 sièges qui étaient installés, chacun à 1,50 mètre de distance physique, pandémie mondiale oblige. Sur le podium, plus de 80 silhouettes ont défilé, mettant une nouvelle fois en lumière le savoir-faire de la maison française, le tout, devant une chorale Corse, faisant elle aussi état du patrimoine culturel français. Le message d’espoir véhiculé par cette collection printemps-été 2021, les tendances repérées ou les célébrités présentes en front row du défilé… Voici les 6 choses à retenir du défilé Dior printemps-été 2021.

Le set

Germano Celant a dit : "Couper, c’est penser." Des mots qui résonnaient tout particulièrement pour Maria Grazia Chiuri, à travers cette collection printemps-été 2021. Ce texte s’impose comme un manifeste pour la créatrice, comme la nécessité de remettre en question, en cette période singulière, le langage de la mode. Le set grandiose du défilé représentait ainsi le décor d’une cathédrale, ponctuée de nombreux vitraux, d’immenses light-boxes faisant référence à la dimension sacrée des vitraux des cathédrales gothiques. Signés Lucia Marcucci, ces vitraux contemporains se composent d’images extraites de revues dialoguant avec celles qui ont jalonné l’histoire de l’art, de GiottoPiero della Francesca, de Georges de La TourClaude Monet, créant ainsi des courts-circuits qui placent l’artiste au centre du débat du nouveau féminisme et de la communication au cœur de la révolution digitale.

Les chants

Cette saison, le show était rythmé non pas par une bande son diffusée par des baffles, mais bien par une chorale live de douze femmes qui semblaient proposer la bande originale de l’année 2020 si l’on devait lui en attribuer une. Leur répertoire musical ? Le "vocero", un labyrinthe de mots et de sons, formant un chant exprimant la douleur des femmes en deuil de leur mari ou de leur enfant associé aux cérémonies funèbres, étudiés en Corse de façon approfondie, vers la moitié du XIXe siècle, par l’historien et linguiste Niccolò Tommaseo.

L’iconique veste Bar déstructurée

Pour sa collection de prêt-à-porter printemps-été 2021, Maria Grazia Chiuri transforme la silhouette Dior pour respecter, paradoxalement, son héritage : le radicalisme subversif de ses origines. Penser, c’est couper. Redéfinir la forme pour susciter des sensations, lui insuffler un mode de vie diffèrent. La structure de la veste Bar se transforme ainsi avec la réinterprétation de silhouettes issues d’une collection Dior réalisée au Japon pour l’automne-hiver 1957. La présence de lacets permet de l’adapter à sa guise sur le corps. Le tailleur habille chaque femme de manière singulière, unique.

Le retour des ballerines

A côté des sandales bridées, véritables stars du podium, Maria Grazia Chiuri signe le retour officiel des ballerines pour le printemps-été 2021. Des souliers qui ont connu leur heure de gloire au début des années 2000, pour finalement être relégués au rang de véritable fashion faux pas quelques années plus tard. En 2021, la créatrice italienne a cependant décidé de réhabiliter la ballerine, déclinée entre autres dans l’iconique motif Oblique de la maison.  

La chemise d’homme réinventée

Élément indispensable pour Maria Grazia Chiuri, la chemise d’homme se réinvente. Elle devient une tunique ou encore une robe, faisant écho à l’emblématique robe-chemise Dior, associée à un large pantalon rayé ou à un short. Elle se porte aussi sous de grands manteaux en tissu chiné.

Le front row étoilé

Malgré un parterre de stars réduit cette saison, pandémie oblige, les célébrités étaient malgré tout nombreuses à avoir fait le déplacement. Ludivine Sagnier, Maisie Williams, Christine and The Queens, Jeanne Damas… Le front row du défilé Dior était une fois de plus étoilé.  

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