Mode

Au cœur de la nouvelle boutique Saint Laurent Rive Droite à Paris

Après un an et demi de travaux, le 213 de la rue Saint-Honoré a rouvert ses portes sous la direction artistique du designer Anthony Vaccarello pour Saint Laurent. C’est dans ce nouveau concept-store que l’on viendra désormais dénicher la perle rare.
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Baptisé Rive Droite, le nouvel écrin de Saint Laurent par Anthony Vaccarello n’est pas sans rappeler la ligne Rive Gauche lancée en 1966 par Yves Saint Laurent pour démocratiser le prêt-à-porter, et à l’occasion de laquelle le designer avait déclaré : "À bas le Ritz, à bas la Lune, vive la rue !" Avec ses propositions mode et art de vivre pas forcément inaccessibles, la marque et son directeur artistique font donc écho au fondateur de la célèbre maison.

Le rez-de-chaussée est presque entièrement consacré au lifestyle avec des propositions aussi pointues qu’éclectiques : écouteurs Yevo, Boombox vintage, tourne-disque Technics, skateboards, tapis de yoga, dominos en strass, jeux d’arcade rétro, papeterie, verres en cristal de Baccarat, allumettes et briquets en tous genres, sucettes, magazines vintage mais pas que, enceintes visuelles Cotodama, agendas connectés en papier de lin Thibierge, etc.

Le niveau -1 est occupé par l’espace homme, mais celui-ci peut se transformer en galerie le temps d’un vernissage, en salle de projection pour un film de Gaspar Noé ou en salle de concert pour les amis de la maison. Tout dépend de l’agenda culturel de la marque.

Le premier étage, lui, est destiné à la mode femme mais également à du mobilier en provenance des collections de Philippe Jousse ou Patrick Seguin avec des chaises de Pierre Jeanneret ou une table lumineuse sur laquelle vous pouvez consulter la bibliothèque personnelle d’Anthony Vaccarello consacrée à l’art abstrait, Miroslav Tichy, Mapplethorpe ou Visconti.

La pièce la plus importante de la boutique étant un tirage d’époque d’Helmut Newton proposé par la galerie Hamiltons de Londres, aux côtés des tirages du photographe japonais Daido Moriyama avec qui le designer belge avait déjà collaboré pour le magazine Self Service. Cet écrin marbré avec ses touches de cristal et de laiton, composé d’espaces totalement modulables, offre donc du lifestyle, de l’art, mais aussi et surtout de la mode avec le prêt-à-porter, des collections privées, des prototypes présentés en avant-première que l’on peut précommander ainsi que des rééditions. Son extension existe à Los Angeles sur Rodeo Drive, où les propositions inédites sont différentes. Plus qu’une boutique, cet espace complet propose de vivre une expérience shopping qui se veut démocratique. Tout le monde peut entrer, tout le monde peut s’offrir quelque chose et, surtout, tout est à vendre.

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