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Success Story : Le Petit Nice, écrin luxueux au cœur de Marseille

Contexte post-pandémique oblige,le tout-Paris s'est donné rendez-vous à Marseille. L'occasion rêvée de découvrir Le Petit Nice, luxueuse institution locale du chef Gérald Passedat.
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Une institution familiale pétrie d'histoire

Impossible d'y échapper, à moins d'une digital detox scupuleuse ou d'un confinement prolongé dans un désert numérique dépourvu d'accès à Internet : été européen oblige, les Belges sont nombreux à avoir mis le cap sur Marseille.

Inspirés par les recommandations de Simon Porte Jacquemus qui a largement partagé ses adresses fétiches situées de part et d'autres de la Bonne Mère, les vacanciers de la capitale semblent redécouvrir les charmes infinis et la douceur de vivre propre à la cité phocéenne.

Parmi les hot spots prisés du créateur, les connaisseurs avisés ont pu remarquer la présence du Petit Nice, QG confidentiel des amoureux de bonne chère. Piloté avec talent par son chef Gérald Passedat, le lieu entièrement tourné vers la Grande Bleue offre à Marseille sa seule table triplement étoilée. L'option idéale pour un été Marseillais undercover, où expérimenter le meilleur de la ville sans toutefois croiser la moitié de son carnet d'adresses. Acquise par son grand-père Germain Passedat en 1917, celle qu'on appellait encore la Villa Corinthe vue repabtisée en hommage à la belle Nissa. Aux côtés de son épouse Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, l'heureux propriétaire fait de son hôtel-restaurant l'un des centres névralgiques de l'intelligentsia et des artistes de passage à Marseille, où il n'est pas rare de croiser Marcel Pagnol ou Fernandel.

Récemment repensé par l'architecte du crû Rudy Riciotti, le bâtiment a su garder toute son authenticité et son charme délicieusement vintage. Entièrement tourné vers la Méditerrannée et les îles du Frioul, Le Petit Nice surplombe les roches de l'Anse de Maldormé et ses eaux cristallines. Une fois passé le joli couloir végétalisé qui mène à sa terrasse surplombant la mer, il ne nous reste qu'à amadouer Léonce, l'adorable Bouledogue français du maître des lieux. Avec ses 16 chambres et suites au luxe minimaliste, l'établissement est l'un des secrets les mieux gardés des fins connaisseurs du sud de la France. On aime tout particulièrement les petites attentions à l'adresse des chanceux résidents, des amenities provencales de l'Occitane en passant par les platines vinyles et les albums de Cat Stevens mis à disposition.

Une carte postale méridionale idyllique, et une certaine vision d'un lifestyle méditerrannéen où on se convertit au farniente comme on entre en religion.

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Une table d'exception

Outre son luxe intimiste et sa localisation sans pareille, c'est surtout pour le plaisir du palais qu'on se rend au Petit Nice. Si la question de l'éco-responsabilité est plus que jamais d'actualité, Gérald Passedat n'a pas attendu l'épidémie mondiale et ses répercussions pour s'y atteler. Depuis de nombreuses années, le chef évite les écueils de la surpêche en mettant à l'honneur les poissons oubliés, pilier de sa cuisine inimitable. Si les gourmets avertis sont déjà familiers de la langouste, du merlan, du homard ou des maquereaux qu'il travaille à la perfection, on découvre avec ravissement ses chef d'œuvres culinaires composés de Baudroie, de canthe, de liche ou de Pelamide, succulentes bonites à dos rayé que le maestro sert en carpaccio à l'aneth accompagné de crevettes grises, de moules et de palourdes. "Je la sers uniquement crue, tranchée à l’instant, légèrement voilée d’huile d’olive et de citron, parsemée d’un peu de poivre et de fleur de sel. Une bouchée toute en fraîcheur, moelleux, et pureté", explique t-il volontiers aux curieux.

Moments privilégiés bercés par le rythme des flots, les dîners dégustation du restaurant de Gérald Passedat sont pensés dans les moindres détails. Outre un service impeccable, on y découvre un soin particulier accordé aux arts de la table, qui font écho à la roche et la mer en contrebas. Oubliés, les menus gastronomiques étouffe-chrétiens dont on ressort barbouillés. Aérienne et tout en subtilité, la cuisine de Gérald Passedat se savoure jusqu'à la dernière bouchée.

Une chorégraphie sans fausse note, où son succulent consommé de crustacés au bleu éclatant fait place à la découverte de son jardin marin, composition élégante à la croisée de la terre et de la mer. Mention spéciale à l'innénarable Loup de Palagre Lucie Passedat, hommage vibrant du chef à sa grand-mère; mais aussi à son duo de daurade et maigre sur un lit de mousseline de choux-fleur accompagné d'une délicieuse Poutargue de Martigues et corsé de caviar osciètre de la maison Kaviari, un délice absolu qui pourrait bien faire virer sa cuti à n'importe quel inconditionnel de barbaque.

 

17 Rue des Braves, 13007 Marseille

https://www.passedat.fr/

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