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Riccardo Tisci, l'oeil du cyclone Burberry

Hommage à la ville qui l'a révélé 20 ans plus tôt, le créateur italien Riccardo Tisci, à la tête de Burberry depuis 12 mois, signe une collection toute en contraste, synthèse d'une effervescence propre à Londres, entre tradition et anti-conformisme.
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LE LIEU

Tenu entre les murs d'un lieu synonyme d'avant-gardisme et de choc visuel — le Tate Modern — le show Burberry se découpait en deux ambiances radicalement différentes. La première, rigide et formelle, caractérisait le versant traditionnel de la maison. L'autre bien plus dynamique et rebelle, animée par une centaine de jeunes performers, représentait la soif de liberté et le goût pour la communauté de Riccardo Tisci.

 

LE PITCH 

"J'ai longtemps pensé l'Angleterre comme un pays de contrastes, à mi-chemin entre ordre et rébellion, fortement attaché aux notions de liberté. Je voulais aujourd'hui célébrer la co-existence de ces éléments." Alors que la première saison du créateur introduisait un nouveau lexique au sein de la maison britannique, la collection automne-hiver 2019 ouvre véritablement le premier chapitre de l'ère Burberry par Tisci. Au rythme éffréné d'une soundtrack conçue par l'artiste M.I.A, les premiers looks fracassent le podium à coups de couleurs franches rompues par du blocking noir, d'étendards nationaux, de tartan et de logos — autant d'éléments visuels forts comme pour asseoir un territoire, une appartenance, un état d'esprit. Bref, s'adresser efficacement à la jeune génération. Les silhouettes évoluent peu à peu vers une allure sophistiquée à l'extrême, intransigeante sur la coupe, adoucie par une palette camel ponctuée de vert, rouge, bleu pâle, orange et noir. Les robes du soir viennent clouer le spectacle, mettant fin au dialogue entre générations.

 

LE LOOK PHARE

Génération anti-conformiste débordante d'énergie ou profil workaholic à la volonté de fer — choisissez votre camp.

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