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Que retenir de "Marée noire", le défilé Marine Serre ?

Les baroudeurs post-apocalyptiques de Marine Serre poursuivent leur route, hasardeuse, dans un monde meurtri par les guerres climatiques.
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Le climat

Prédire qu'il pleuvra, est-ce visionnaire ou fataliste ? En substituant à l'académique carton d'invitation un parapluie, Marine Serre munit ses invités d'un objet pratique - il aura effectivement plu toute la journée, du petit matin à Saint Laurent - autant qu'allégorique : l'environnement sera hostile à celui qui l'a détruit. Au même moment, s'ouvrait à New York le sommet onusien pour le climat. 

Le lieu 

Après les souterrains d'Issy-les-Moulineaux en février dernier, cachette, refuge pour une humanité en perdition, Marine Serre orchestre l'anabase de quelques survivants en plein air, sur une butte de l'Hippodrome d'Auteuil. La Corrézienne déroule ses silhouettes sur un catwalk noir pétrôle devant plusieurs centaines d'invités assis sur des pipelines. 

La collection

Ambivalente. Pour décrire, en vêtements, l'adaptation des deux sexes au monde "d'après", la créatrice suit une progression allant du vêtement protecteur - sorte de carapace en toile parachute versant, de temps à autre, dans le hard underground - au vêtement organique. Ce dernier est taillé dans des matériaux récupérés : napperons, draps, serviettes éponges... et une poignée de coquillages ayant réchappé à la "Marée noire."

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