Art & Culture

Cinq trésors cachés pour saluer Kirk Douglas

Immense, légendaire : Kirk Douglas mérite bien tous les superlatifs. Et mérite aussi que l’on s’intéresse de près à quelques joyaux plus discrets de sa filmographie, au-delà des mythiques Spartacus et Sentiers de la gloire.
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© A. L. Whitey Schafer/John Kobal Foundation/Getty Images

La Griffe du passé, 1947, de Jacques Tourneu

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Si Robert Mitchum est la star de ce polar sec et tourmenté, Kirk Douglas, dont c’est seulement le deuxième film, en bad guy, est génial et démontre son don - celui commun aux grands acteurs - pour la nuance, l’ambiguïté. Le ton est donné : Douglas ne refoulera jamais sa part d’ombre.

Chaînes conjugales, 1949, de Joseph L.Mankiewicz

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Autre versant moins exploré par les cinéastes, son sens du timing comique, qui fait merveille ici - ce n’est sans pas le meilleur de film de son auteur, mais il permet de donner un aperçu de la délicatesse de jeu de Douglas, de sa fantaisie. 

Le Gouffre aux chimères, 1951, de Billy Wilder

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Le deuxième chef d’œuvre absolu de sa carrière. Dans un rôle moyennement aimable de journaliste sans scrupule, il excelle. Wilder, avec son génie absolu pour la mise en scène de nos petits accommodements avec la morale, la difficulté de naviguer au quotidien entre idéaux et réalité, sa cruauté bienveillante, lui offre un écrin idéal. 

Quinze jours ailleurs, 1962, de Vincente Minnelli

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Une merveille. L’alcool, la mélancolie, le cinéma : Minnelli, Douglas et Cyd Charisse, jouent, à la manière d’un trio de jazz, une musique sublime, et composent des personnages inoubliables. 

Furie, 1978, de Brian De Palma

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Baroque, bancale, cette œuvre singulière (dans tous les sens du terme) marque la seule incursion de Douglas du côté du nouvel Hollywood incarné par la génération des Scorsese, Coppola, et donc De Palma. Dans l’atmosphère horrifico-fantastique créée par le cinéaste, Douglas propose une partition au diapason de l’étrangeté du film, inquiète et nerveuse. 

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